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Martine Courgnaud - Del Ry,
le 10/10/2002 |
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REVUE
DE PRESSE |
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Roubaix se dote d¹un logiciel de gestion
de la délinquanceUn SIG devrait permettre à Roubaix de
localiser précisément les foyers de délinquance, en les visualisant sur une carte. La
ville aimerait pouvoir ainsi réduire les infractions de 30% en deux ans.
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Décidée à réhabiliter son image pour
favoriser l¹arrivée de nouveaux investisseurs, la ville de Roubaix (98 000 hab.), dont
le taux de criminalité est stable depuis dix ans (environ 95/1 000), était toute
désignée pour expérimenter un logiciel de lutte contre la délinquance. Avec ce nouvel
outil, la commune visualisera avec précision, sur une carte, les lieux où se produisent
les infractions. "Les tableaux et histogrammes sont souvent trompeurs, a expliqué
Jean-Luc Besson, directeur des services prévention, police, justice de Roubaix, le 3
octobre, à SIG 2002, organisé par ESRI-France. Entre 11 000 et 13 000 faits délictueux
sont signalés chaque année à la police mais leur répartition géographique est
inégale ; nous saurons maintenant exactement où porter les efforts. Nous espérons
pouvoir réduire certaines infractions de 30% d¹ici deux ans."
Les informations sur les délinquants sont anonymes
La ville et la Police nationale se sont engagées dans un partenariat, fondé sur le
contrat local de sécurité. Deux logiciels "GéoPrévention" de Data-Image,
installés à la mairie et au commissariat, recueillent les données. Elles proviennent de
la police municipale et du service propreté de la ville, du commissariat et d¹autres
partenaires, qui intégreront les "incivilités" dans le logiciel : bailleurs
sociaux, transporteur de l¹agglomération lilloise, SNCF, Éducation nationale... Les
infractions sont classées en quatre catégories : atteintes aux biens, aux personnes, à
la tranquillité et autres atteintes. La localisation se fait par adresse précise du lieu
où sont commis les faits mais le poids des infractions est pondéré par îlot (densité,
nature...) selon un "quotient local de criminalité". Chaque utilisateur accède
à certaines informations, en fonction de son statut. "Les données sont anonymes et
seule la police continuera à connaître le nom des délinquants", précise Jean-Luc
Besson. Nous avons pris toutes les précautions mais la Cnil ne s¹est pas encore
prononcée sur la validité du dispositif au regard de la loi informatique et
libertés." Cet outil d¹aide à la décision, simple et convivial, est utilisable
par des agents qui ne connaissent pas les SIG mais son efficacité dépendra d¹une
réorganisation des procédures de travail. Budget pour la ville : 30 000 euros pour
l¹étude préalable, l¹adaptation et le transfert des données, l¹installation des
logiciels et la formation.
Un SIG permet de justifier l¹implantation de caméras vidéos
La communauté d¹agglomération du grand Angoulême (ComAGA) crée, elle aussi, un
outil de recensement et d¹analyse cartographique de la délinquance. Les partenaires du
contrat local de sécurité connaîtront, à un moment précis, les priorités et les
démarches engagées par chacun dans son domaine de compétence (médiation, tranquillité
publique, ordre public...). Leurs conditions d¹intervention pourront ainsi être
optimisées. Éric Chalumeau, de Suretis, met en garde les communes : " Les villes
devraient systématiquement organiser un débat préalable pour définir le contenu de
leur logiciel SIG et la façon dont il sera utilisé. On ne peut croiser n¹importe
quelles données (courbe de délinquance et consommation de l¹électricité, par
exemple...), car corrélation ne signifie pas causalité. Par ailleurs, la
vidéo-surveillance est appelée à se développer ; ce type de cartes dynamiques
permettra à la commune de justifier, ne serait-ce que juridiquement, l¹implantation des
caméras dans les lieux particulièrement exposés aux atteintes aux biens et aux
personnes." |
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GéoPrévention - 12,
Avenue Beausite. 91390 Morsang sur Orge - Tél +33 1 69 04 36 36 |
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