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| COMMENT UTILISER LA CARTOGRAPHIE ? |
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| Combiner les sources et
partager les données.
Deux grands types de données peuvent être
combinées pour procéder à des analyses comparatives :
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DONNEES PRIMAIRES : Ce sont les plaintes
recueillies par
les services de Police et de gendarmerie et qui constituent les faits constatés. Il
sagit de faits officiels entrant dans les catégories du Code Pénal, mais qui à
eux seuls ne peuvent représenter la réalité de lactivité criminelle et
délictueuse.
-
DONNEES SECONDAIRES : Ce sont les faits recueillis
par les partenaires des systèmes de sécurité. Les collecteurs les plus
importants
sont : les transporteurs pubics, les bailleurs sociaux, les centres commerciaux, les
services publics. La Main Courante Informatisée de la Police Nationale constitue
également une
donnée secondaire.
Ces sources étant hétérogènes (système de recueil,
classification, nomenclature, fréquence
), elles ne peuvent être additionnées.
Il est cependant intéressant, voire indispensable de
construire un système qui ne se limite pas à représenter les faits constatés par les
services de Police et de gendarmerie. Au sein dun service de Police, la cartographie
des appels au « 17 » est intéressante pour représenter les zones ou les
lieux où la demande de sécurité est plus ou moins importante. La main courante recense
les déclarations portant sur des faits ou incidents non pénalement qualifiés mais qui
nen sont pas moins réels. Si au regard du Code Pénal, ils ne peuvent a priori pas
être pris en compte dans un premier temps, leur ressenti est cependant suffisamment grave
pour avoir motivé le déplacement de la personne.
Dans leur activité quotidienne, les bailleurs sociaux,
les sociétés de transport en commun, les services publics exposés, recensent les
incidents dont ils sont les victimes.
Le représentation localisée des incidents et la
comparaison spatiale des résultats, fournit un éclairage approchant la réalité qui
permet de fédérer un partenariat et denvisager la mise en place dun
processus de résolution de problème et de réponses coordonnées.
Le partage de ces données est lultime étape du
partenariat en matière dinformation. Ce partage résulte dun lien de
confiance. Il fait appel aux pratiques professionnelles inter-institutionnelles,
sappuie sur une volonté de transparence commune et sur une codification
déontologioque. |
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| Utiliser la
cartographie pour le management des services de Police.
Lutilisation de
la carte afin de prendre en compte les tendances géographiques de la délinquance permet
de rationaliser lemploi des personnels. Cest ce que lon appelle le
management de lallocation de ressources.
Les incidents ne se
produisent pas aléatoirement sur le territoire. Il sensuit des phénomènes de
concentration sur des espaces le plus souvent restreints et à des périodes de la
journée déterminées. Dans le contexte dune gestion à budget limité, la
cartographie des tendances délinquantes peut être combinée au dessin des aires de
patrouilles calculées par le progiciel et ainsi employer au mieux les ressources
disponibles. Ceci est particulièrement pertinent dans le cadre de lapplication de
laménagement et de la réduction du temps de travail.
La production de fiches
de missions illustrées est lautre aspect novateur de lutilisation
cartographique. Le personnel opérationnel de sécurité dispose alors dun outil qui
lui permet de cibler géographiquement sa mission et de constater dans le temps les
résultats de son action. Il sagit dun enrichissement de lenvironnement
professionnel pour lagent, autant quune garantie defficience pour le
donneur dordre.
De nombreuses polices
basent désormais leur action sur létude géographique des incidents afin de
prévenir leur récidive. Les évaluations empiriques menées jusquà présent
montrent une chute très significative des incidents de voie publique et une satisfaction
de la population dans les quartiers bénéficiant de ce système |
| Illustration fiche mission |
| Utiliser la
cartographie au bénéfice des victimes.
Le système de
représentation cartographique peut aider les services daide aux victimes à
analyser linformation telle que les types dincidents par lieux, la proximité
des services par rapport à la population géographiquement la plus exposée, ou encore
déterminer la géographie des groupes de populations victimes et les catégories de
victimisations. Cette connaissance terrain permet aux services daide aux victimes ou
aux villes, dadapter le service en fonction des besoins et daugmenter sa
qualité comme sa disponibilité dans loptique dune offre plus équitable.
De nombreux facteurs
influencent la commission dune agression ou dune atteinte aux biens. Aussi, il
est important de cartographier ces incidents, de les géolocaliser et den analyser
les caractéristiques notamment géographiques afin daider les services daide
aux victimes dans leur processus de décision dimplantation.
La connaissance de la
localisation de ces phénomènes facilite le partenariat entre ces associations et les
services de Police notamment en matière de communication.
De manière plus fine,
grâce à la cartographie, les actions de prévention soutenues par les villes et les
services daide aux victimes peuvent être ciblées, que ce soit sur les espaces où
les actes sont commis, ou auprès des populations identifiées comme les plus
victimisées.
Laide aux
victimes est une priorité nationale dans la lutte contre la délinquance. Elle est
désormais totalement intégrée par les services publiques classiques. Lanalyse
géographique est un élément fédérateur du partenariat inter-institutionnel pouvant
être créé avec les services de Police et de gendarmerie, les Villes, lhôpital,
les services sociaux et de santé. |
| Illustration carte des délits et implantation de services aux
victimes |
| Utiliser la
cartographie dans le processus de résolution de problème.
Une méthode de
résolution de problème se décompose en quatre étapes : diagnostic, analyse,
réponse, évaluation de la réponse. A chacune dentre elle, la cartographie peut
être employée : projection de la situation, analyse des faits par rapport au
contexte géographique, mise en uvre dactions territorialisées, effets des
actions notamment, observe t-on t-on des phénomènes de déplacement territoriaux
des incidents.
La résolution des
problèmes de sécurité quotidienne ne peut se limiter aux seuls faits constatés
(plaintes) enregistrés par les services officiels. Ils représentent les incidents les
plus sérieux et les plus avérés mais ne compilent pas les faits infra-pénaux ou encore
ceux non signalés pour des raisons multiples. Le sentiment dinsécurité comme la
demande de sécurité de la population se fonde cependant pour une part non négligeable
sur des constats visuels et auditifs factuels. Cest particulièrement le cas
sagissant des dégradations, du vandalisme, des provocations, des actes de
malveillance. Les Villes, les Sociétés de Transports Publics, les Bailleurs Sociaux,
possèdent des données recensant les incidents dont ils sont les cibles. Elles leur
permettent notamment de procéder à des évaluations de coûts Lanalyse comparative
à laide de cartes alimentées par ces données hétérogènes, est employée
particulièrement dans le cas de la gestion de proximité, de lallocation de
ressources et de lélaboration dactions coordonnées. La cartographie
intervient en terme de communication vers le public dans les groupes de résolution de
problèmes nécessitant une implication du public. |
| Illustration juxtaposition de données partenaires et projection |
| Utiliser la
cartographie dans le cadre du CLSPD et des Observatoires.
Le Maire est
progressivement devenu le pivot dans la détermination des politiques locales et la
détermination des objectifs de sécurité publique pour sa ville. Ceci sétend
désormais aux Présidents de communautés de communes ou dagglomérations. Sa
capacité de décision dépend très largement du partenariat mis en uvre avec la
Police Nationale, la Préfecture, le Parquet, et les partenaires « civils »
que sont les bailleurs sociaux, les concessionnaires de transports publics, le tissu
économique. Elle est aussi liée à sa connaissance des phénomènes délictueux et
incivils présents sur le territoire.
La cartographie de ces
phénomènes, complète et apporte une valeur ajoutée incomparable qui permet entre autre
de localiser les situations,déterminer des objectifs quantifiés et qualitatifs,
procéder à des évaluations dactions sur un plan géographique. La détermination
des objectifs locaux, tel quinscrite dans le décret du Ministre de
lIntérieur fixant les modalités dorganisation des Conseil Locaux de
Sécurité et de Prévention de la Délinquance, suppose la création doutils
dobservation et dévaluation dépassant le stade traditionnel des statistiques
générales portant sur les grandes familles dinfractions. Notamment, la
quantification des objectifs et leur communication autant auprès des membres du CLSPD que
du public, requiert la mise en uvre dun outil cartographique. |
| Illustration de cartes thématiques |
| Utiliser la
cartographie dans les études dimpact de sécurité publique
Les études
dimpact de sécurité publique ont été mise en place à la suite de la parution de
la loi de 1995. Elles concernent les gros investissements publics et privés en
matière durbanisme. De fait, les programmes inclus dans les Grands Projets de Ville
(GPV) sont éminemment concernés. La prévention des délits à travers
lenvironnement, renvoie à organiser le futur territoire en fonction de son histoire
et des phénomènes criminels repérés. Il sagit de mettre en uvre plusieurs
principes fondamentaux qui permettront didentifier et de réduire les risques en
sécurité publique sur ce territoire.
Lutilisation de
la cartographie est une des parties de létude qui porte sur lanalyse
géographique du passé du territoire en matière de délits et dincivilités. Elle
permettra didentifier précisément les zones fragiles, les aires de transition
entre lespace public et lespace privé, afin de construire un environnement
apte à réduire le sentiment dinsécurité, à accroître la qualité de la vie et
à permettre une appropriation de cet espace par les habitants. |
| Illustration cartes diagnostics par rapport à projet urbain |
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| GéoPrévention
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