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point8.gif (916 octets) Qu’est-ce que l’analyse géo-criminelle ?
point8.gif (916 octets) Comment utiliser la cartographie ?
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new.gif (12646 octets) L'ANALYSE GEOCRIMINELLE

L’analyse géoCriminelle est une discipline de l’analyse criminelle qui intègre le lieu de commission du délit comme une donnée de base. Elle découle des outils de l’analyse spatiale développés à partir des recherches universitaires de « l’ environmental criminology ». Elle utilise la représentation en nuages de points, les points chauds, les quotients locaux de criminalité pour déterminer des modèles explicatifs par rapport à des actes criminels, délictueux ou incivils.

L’acte de délinquance est un phénomène humain qui survient sur un territoire à un moment donné et dans un contexte particulier. Il est le produit d’une rencontre entre un auteur et une victime (ou une cible), qui ne doit rien au hasard. Si ce n’était pas le cas, les actes de délinquance seraient répartis uniformément dans l’espace et dans le temps. Or, si les facteurs déclencheurs du passage à l’acte sont multiples, le fait qu’un acte soit commis, implique forcément que l’auteur et la victime se soient rencontrés à un moment donné, en un lieu donné. Il est alors important de comprendre où et pourquoi l’incident s’est produit, pour espérer apporter une réponse qui empêchera à l’avenir que l’acte se renouvelle.

Illustration espaces d’activité de Brantingham

Pourquoi cartographier la délinquance ? 

La carte permet à l’analyste de représenter les incidents précisément où ils ont été commis, de détecter les concentrations anormales et d’apporter un éclairage géographique dans le processus de décision. C’est par exemple le cas des responsables de la planification des services de Police pour la détermination précise des aires de surveillance et de patrouille. C’est aussi le cas pour les responsables des grands projets urbains lors de la validation d’options concernant le positionnement des parkings, des espaces communs, des points de services… Les services d'investigation de la Police et de la gendarmerie peuvent utiliser l’analyse géocriminelle pour déterminer des typologies de crimes et de criminels. Il s’agit d’une assistance dans l’élaboration d’hypothèses et de pistes de recherche. Enfin, la cartographie n’a pas d’utilisation limitée si elle reste dans un cadre légal et déontologique. Elle peut-être employée en illustration dans le cadre d’un conseil local de sécurité, en communication auprès de la presse ou des habitants, en évaluation de programme, ou encore par exemple, en soutien pour une demande d’autorisation concernant la mise en place d'un système de vidéosurveillance.

Illustration carte K Means

Cartographie et vidéosurveillance

L’implantation d’un système de vidéosurveillance publique doit répondre à une nécessité de sécurité. L’article 10-II de la loi 95-73 du 21 janvier 1995 stipule que ces systèmes peuvent être mis en œuvre notamment « dans les lieux particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol. (…) également dans les lieux et établissements ouverts au public particulièrement exposés à des risques d’agression ou de vol, aux fins d’y assurer la sécurité des personnes et des biens. » 

Actuellement, les Commissions Préfectorales de Vidéosurveillance se fondent sur des taux de criminalité calculés sur des îlots. La cartographie des faits géolocalisés et le calcul des concentrations et densités, permet de se rapprocher plus fidèlement de l’esprit de la loi. Un audit associé à une étude géocriminelle des faits constatés permet de valider le schéma général d’implantation des caméras et de déterminer les emplacements les plus appropriés. Les gains sont multiples. L’investisseur, en général une collectivité locale, aura l’assurance d’utiliser les fonds publics à bon escient. La Commission Préfectorale fondera son autorisation ou son refus, en ayant une connaissance précise de la situation non seulement statistique mais aussi géographique de la délinquance du secteur d’implantation. L’investisseur privé, comme un centre commercial, rationalisera son investissement. L’utilisateur bénéficiera d’une implantation correspondant exactement à la zone sensible. Associé à un système de vidéosurveillance, le système de géoanalyse autorise une véritable évaluation de l’impact du système sur les lieux d’implantation.

Illustration carte des délits VP et couverture caméras
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